Le tatouage connecté va-t-il s’imposer ?

Mêler tatouage et nouvelles technologies, l’idée peut paraître surprenante au premier abord. Pourtant, le tatouage connecté pourrait devenir monnaie courante dans quelques années et se révéler utile notamment dans le domaine de la santé. Est-il venu le temps de fusionner notre corps à la technologie ?

Une nouvelle génération de biowearables

Chaotic Moon, une entreprise spécialisée dans les technologies numériques, a développé une encre conductible qu’il est possible d’agrémenter de petits éléments électroniques. Il devient donc possible de collecter et d’uploader des données biométriques, tout comme le fait l’Apple Watch.

 

 

« Le tatouage technologique a une vraie utilité, car aujourd’hui il y a beaucoup d’objets connectés qui prennent trop de place. Plutôt que d’aller chez le médecin vous pourriez porter un tatouage qui a une durée de vie de un an. Il enregistrerait tout ce qu’il vous arrive physiquement et si un problème survient, votre médecin vous contacte. Une autre disruption que peut apporter cette technologie, c’est sur le marché bancaire. Un tatouage pourrait stocker et protéger nos informations. Si l’on a besoin de notre carte bancaire ou notre carte d’identité, il suffirait de présenter son tatouage. »

ERIC SCHNEIDER, CREATIVE TECHNOLOGIST.

 

Quelles applications pour ce tatouage nouvelle génération ?

À l’heure actuelle, ces tatouages éphémères sont prometteurs dans le domaine de la santé. Capables de surveiller la température du corps, de détecter un quelconque niveau de stress, de mesurer la fréquence cardiaque et le taux d’hydratation, ils pourraient devenir une source précieuse d’informations sur les patients. Pour le dirigeant du projet, les possibilités du tatouage connecté ne se limitent pas à la médecine : ils pourraient être implantés sur les individus dans les concerts, sur les enfants pour une surveillance accrue ou encore sur les soldats pour détecter un poison dans l’air ou pour savoir quand ceux-ci sont blessés par exemple.

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Par Matthieu Cheminal

Source : Siècle Digital